Le Major Général des Armées, n°2 de l’état-major après le Général Meka, est admis à faire valoir ses droits à la retraite. Il a 84 ans.
Un décret présidentiel lu ce 28 juillet 2026 au journal de 20h sur la CRTV Radio met le Général de Division Tchemo Hector Marie, Major Général à l’État-Major des Armées, en deuxième section. En clair, il est admis à la retraite. Dans l’armée camerounaise, le passage en deuxième section correspond à l’admission à la retraite pour les officiers généraux. Le Général Tchemo quitte donc ses fonctions de Major Général. Aucune information n’a encore été donnée sur le nom de son successeur.

Le n°2 de l’armée part après plusieurs années aux côtés du Général Meka
Âgé de 84 ans, né en 1942 à Baham dans l’Ouest du Cameroun, le Général Tchemo était le deuxième responsable militaire de l’état-major général des armées, juste après le Général de Corps d’Armée René Claude Meka.
Ces dernières années, il représentait régulièrement le Général Meka, le Chef d’État-Major des Armées, âgé de 87 ans, lors de cérémonies officielles. Le Général Meka, en poste depuis 25 ans après sa nomination par le Président Paul Biya, Chef Suprême des Forces de Défense, serait indisponible pour des raisons non divulguées.
Avec ce départ, c’est une page qui se tourne pour l’un des plus hauts gradés de l’armée camerounaise.
Saint-Cyr, l’École de guerre et la passion de l’écriture
Au-delà de sa carrière militaire, le Général Tchemo est aussi un écrivain et un historien.
Ancien élève de l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, promotion « Corse et Provence » 1964, il est également diplômé d’État-Major, breveté de l’École de Guerre de Paris et diplômé de l’Institut International de Droit International Humanitaire de San Remo en Italie.
Passionné de stratégie et de mémoire, il a notamment publié :
« Mai 1940 : L’Afrique centrale dans la libération de la France »
Éditions Clé en coédition avec NENA, 2014. 143p. ISBN : 978-2-37015-189-6
Dans cet ouvrage, l’officier supérieur rappelle la place vitale de l’Afrique centrale dans la reconquête de la France par le Général de Gaulle et les Forces Françaises Libres. Il s’interroge aussi sur le sort des anciens combattants africains et « l’oubli » de l’Afrique après la Seconde Guerre mondiale.

Patrick Amougou




