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Absence de Paul Biya : L’UDC réclame un encadrement constitutionnel après 41 jours

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Le Président de la République du Cameroun, Paul Biya, a quitté Yaoundé le 7 juin 2026 pour un séjour privé en Europe. Quarante et un jours plus tard, la durée de cette absence suscite légitimement des interrogations au sein de l’opinion nationale.

À ce jour, ni la destination exacte ni les raisons précises de cette prolongation n’ont été officiellement communiquées. Dans ce vide d’information, les rumeurs sur l’état de santé du Chef de l’État se multiplient et donnent le sentiment d’un pays qui fonctionne sans cap clair.

L’Union Démocratique du Cameroun -UDC- estime que :

Le respect dû à la fonction présidentielle, comme à la personne qui l’exerce, nous impose retenue et responsabilité. L’UDC n’entend donc ni spéculer sur la situation personnelle du Chef de l’État, ni alimenter les rumeurs.

Toutefois, la stabilité d’une République ne saurait reposer sur le silence ou les suppositions. Elle doit être garantie par des institutions transparentes, prévisibles et pleinement opérationnelles.

Une absence prolongée du territoire national ne constitue pas, à elle seule, une vacance de la Présidence de la République. Elle soulève néanmoins la question légitime de la continuité de l’action publique, de l’exercice effectif des responsabilités présidentielles et des mécanismes applicables en cas d’empêchement temporaire.

La révision constitutionnelle du 14 avril 2026, qui a réintroduit la fonction de Vice-Président de la République, a modifié l’organisation de la continuité au sommet de l’État. La situation actuelle démontre cependant la nécessité de compléter et de rendre pleinement opérationnel ce dispositif.

L’UDC appelle ainsi à l’ouverture d’un chantier institutionnel permettant :

1. D’encadrer les absences prolongées du Chef de l’État par des règles et des délais précis ;
2. De garantir une information régulière de la Nation et du Parlement ;
3. De prévoir, lorsque la continuité de l’État l’exige, une délégation expresse et publiée de certaines fonctions présidentielles ;
4. De définir une procédure impartiale de constatation de l’empêchement temporaire ou définitif ;
5. De prévenir tout risque de blocage institutionnel au sommet de l’État.

Il ne s’agit pas de transformer une absence en crise politique, mais d’éviter qu’une insuffisance de nos mécanismes constitutionnels ne devienne, demain, une crise institutionnelle.

En conséquence, l’UDC invite les autorités compétentes à apporter à la Nation les clarifications nécessaires sur la continuité effective de l’État. Elle appelle également l’ensemble des forces politiques et institutionnelles à œuvrer, dans un esprit républicain, au renforcement durable de notre cadre constitutionnel.

L’enjeu dépasse les personnes et les appartenances politiques. Il concerne la permanence de l’État, la confiance des citoyens et la stabilité de la Nation.

Le communiqué de l’UDC

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