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Santé : Le Cameroun intègre le PrEP injectable dans la lutte contre le SIDA

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La version injectable de ce médicament préventif vent d’être  introduite au cours à Douala.

Le Cameroun s’offre une nouvelle arme dans sa lutte contre le VIH SIDA. Le ministère de la santé publique vient d’introduire le PrEP injectable par cabotégravir à longue durée d’action, un médicament qui sert à prévenir l’infection à VIH. La phase pilote de cette prophylaxie pré-exposition a été lancée à Douala le 9 Juillet 2026 par le ministre de la santé publique Malachie Manaouda.

La prophylaxie pré-exposition est un traitement préventif destiné aux personnes séronégatives exposées à un risque élevé de contracter le VIH. Elle consiste à administrer un médicament antirétroviral avant une exposition potentielle au virus, afin de réduire fortement le risque d’infection. Le nouveau médicament  est injecté une fois tous les deux mois.

« La PrEP injectable ne remplace pas les autres moyens de prévention. Elle les complète. Elle ne dispense pas du dépistage. Elle ne dispense pas du suivi médical régulier. Elle ne protège pas contre les autres infections sexuellement transmissibles, telles que la syphilis, les infections à chlamydiae, l’herpès génital ou encore les hépatites virales. Elle ne remplace donc pas le préservatif, qui demeure un moyen essentiel de prévention combinée », précise le patron de la santé.  La PrEP injectable est un outil puissant de prévention du VIH, qui doit toutefois être utilisée dans un cadre médical approprié, précise-t-on au ministère de la santé publique.

Jusqu’ici, la PrEP était principalement disponible sous forme de comprimés, avec une prise quotidienne ou adaptée selon les situations. Le ministre de la santé soutient que c’est une option qui demeure importante pour avoir fait ses preuves. Cependant les difficultés d’observance, de confidentialité, d’accès régulier aux services ou de persistance dans le suivi relevées chez certaines personnes amènent à trouver une autre solution. « La PrEP injectable par cabotégravir à longue durée d’action vient donc élargir notre arsenal de prévention. Elle offre une option supplémentaire. Elle permet de réduire la contrainte liée à la prise fréquente de comprimés. Elle peut aussi faciliter l’adhésion de certaines personnes à une stratégie de prévention continue, discrète et médicalement encadrée », assure Malachie Manaouda.

Pour lui, « la prévention du VIH ne peut plus reposer sur une seule méthode. Elle doit être combinée. Elle doit être ciblée. Elle doit être accessible. Elle doit surtout tenir compte des réalités concrètes des personnes les plus exposées au risque d’infection », insiste  le ministre Manaouda.

La phase pilote de la PrEP injectable est conduite de manière ciblée.  Une attention particulière est portée sur les zones et les populations où le risque de transmission demeure le plus préoccupant. L’on cite certaines grandes agglomérations, notamment Douala, qui présentent une vulnérabilité particulière aux nouvelles infections.

Le ministre camerounais de la santé publique revendique  « des progrès importants dans la lutte contre le VIH ». Des progrès « visibles » et « mesurables » dans un pays où  les dernières données disponibles indiquent environ 21 000 nouvelles infections par an.

P.A.N

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