La question de la succession du Président Paul Biya au Cameroun fait la Une de la presse panafricaine. Dans un dossier spécial intitulé « Cameroun : les déchus de la République », le magazine Jeune Afrique revient sur les rivalités internes au pouvoir à l’approche de l' »après Biya ».
Le journaliste Yves Plumey Bobo de Jeune Afrique, a présenté les grandes lignes de cette série sur les ondes de RFI ce dimanche 26 juillet 2026, matin.
« Le principal danger vient de l’intérieur même du pouvoir »
Selon le journaliste, le Cameroun est entré depuis plusieurs années dans une période de « fin de règne ». Et la donne s’accélère.
« Depuis plusieurs années, le Cameroun est entré dans une période de fin de règne. Et plus la question de l’après Biya qui se trouve actuellement à Genève depuis le 07 Juin se pose, plus les rivalités entre les différents clans du pouvoir deviennent visibles. »
« Au fond, ce que montre notre série, c’est que le principal danger dans le système Biya, ne vient pas forcément de l’opposition, il vient de l’intérieur même du pouvoir. Chacun cherche à se positionner pour l’après Biya, mais personne ne doit donner le sentiment qu’il est déjà en train de préparer la succession. » a-t-il déclaré.
Arrestations et message politique
Pour Yves Plumey Bobo, les arrestations de hautes personnalités depuis plusieurs années ne sont pas anodines. Elles enverraient un signal clair.
« Et à travers ces arrestations, le régime adresse un message : sous Paul Biya, on peut s’approcher du fauteuil présidentiel, mais jamais au point d’y projeter son ombre » a-t-il conclu.
Le journaliste cite notamment le cas de certains anciens collaborateurs ou proches de Paul Biya, comme le Professeur Titus Edzoa, qui se sont retrouvés en prison pour avoir affiché leurs ambitions présidentielles ou avoir été soupçonnés.
Le pays « vit à ce rythme » en l’absence du Chef de l’Etat
Pendant ce temps, le Cameroun retient son souffle. Le Président Paul Biya est en séjour privé à Genève depuis le 07 juin 2026.
Le pays vit donc à ce rythme alors qu’il attend le retour du Président Biya au bercail. Sur les réseaux sociaux et dans l’opinion, certains comptent les jours et dénoncent un court séjour privé à l’étranger qui s’éternise.
Martin Etalobe




