Ce lundi 27 juillet 2026, la représentation diplomatique des Etats-Unis d’Amérique au Cameroun a fait savoir dans une publication que son Chargé d’Affaires, John Robinson, a reçu à l’Ambassade à Yaoundé, Mgr Andrew Nkea, Archevêque de Bamenda et Président de la Conférence Épiscopale Nationale du Cameroun.
Au cœur de la discussion : les efforts en cours pour ramener la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, en proie à une crise depuis près de 10 ans.
Dans sa note d’information, l’Ambassade américaine réaffirme « son soutien aux initiatives dirigées par les Camerounais en faveur d’une paix durable ».
La rencontre intervient alors que l’Église catholique, à travers la Conférence Épiscopale, multiplie les appels au dialogue et à la médiation pour sortir de l’impasse.

Ajah : Un arbitre tué, 24h avant
Dimanche 26 juillet 2026, la journée a viré au drame dans le village d’Ajah, département de la Manyu, région du Sud-Ouest.
Agbor Peter Agbor, jeune arbitre originaire de Nchang, a été abattu par balles alors qu’il dirigerait un match de football vacances. Selon des témoins, il a été pris pour cible par des présumés combattants séparatistes ambazoniens.
Les deux arbitres assistants n’ont pas été épargnés. Ils ont été enlevés par les assaillants. 24h après, on est toujours sans nouvelles d’eux.
Pour l’heure, aucun communiqué officiel n’a été publié par les autorités. Le mobile exact de l’attaque contre l’arbitre reste inconnu.
Des civils pris pour cibles
Ce nouvel assassinat illustre la montée des violences contre les populations civiles dans les Régions anglophones au Cameroun.
« Au nom de la « lutte séparatiste », footballeurs, enseignants, commerçants et voyageurs sont régulièrement tués, enlevés ou terrorisés », souligne le média MMI News.
Face à ces exactions et attaques meurtrières, de nombreuses familles n’ont d’autre choix que de fuir, abandonnant maisons, champs et commerces pour s’exiler.
La question de la réconciliation, portée par des acteurs comme l’Église et les partenaires internationaux, se heurte à la dureté du quotidien des populations.
Martin Etalobe




