Alors qu’elle s’apprête à dédicacer son ouvrage « La Corde lâche » à Paris le 27 juillet 2026, la Professeur de Droit Félicité Owona tire la sonnette d’alarme. Face à la banalisation de la marchandisation du corps des jeunes femmes sur les réseaux sociaux, elle propose la création de véritables centres d’accompagnement et de reconstruction. Un appel à la responsabilité collective pour « déposséder » ces destins de l’emprise des pratiques « sexualo-ésotériques ».
Tribune Libre
Pendant que je prépare la dédicace parisienne de La Corde lâche le lundi 27 juillet 2026 à Paris 7, une autre corde semble se rompre : celle de nos repères.
Chaque jour, les réseaux sociaux nous offrent le triste spectacle d’une marchandisation assumée du corps de certaines de nos jeunes filles et jeunes femmes. Le plus inquiétant n’est plus le phénomène lui-même, mais sa banalisation.
Dans notre dernier essai collectif sur la traite des êtres humains au prisme du droit international, j’ai consacré une réflexion à « La prostitution pour autrui et l’exploitation sexuelle des femmes et jeunes filles ».
Il est temps d’aller au-delà des cris d’orfraie de circonstance.
Je lance une proposition Vierge et inédite : que le Cameroun se dote de véritables centres d’accompagnement, de reconstruction et d’autonomisation pour les jeunes femmes en situation de grande vulnérabilité y compris émotionnelle ( dans certains pays on parle de « camp de redressement »😦. Des lieux où se rencontreraient psychologues, éducateurs, juristes, travailleurs sociaux, imams, pasteurs et autres responsables religieux, afin de «déposséder » ces destins dévidés par des pratiques relevant du TANTRISME SEXUALO- ÉSOTÉRIQUE.
Car l’argent obtenu au prix de son corps , au sacrifice de sa dignité de femme de consentir LIBREMENT à un acte sexué ou pas, n’est jamais de l’argent « GRATUIT ». Il peut devenir un pacte faustien dont les conséquences dépassent largement le présent.
Nos filles ne méritent ni le mépris du fait de leur detresse ni les applaudissements a la vénalité bling bling des réseaux sociaux . Elles méritent des perspectives, de l’éducation, de l’accompagnement et de l’espérance.
Si tu mets une vipère au monde, ta responsabilité en tant que parent, est de la corriger de GRÉ ou de FORCE , et, avec amour, de l’attacher autour de tes reins.
La Fondation Owona Mfegue (FOM), forte de son expertise internationale en matière de genre et d’autonomisation des femmes, est prête à contribuer à cette réflexion nationale.
Le débat est ouvert.
InnaLove ❤️
—
La Professeur Félicité Owona est juriste, auteure et fille de l’illustre Maître Joseph Owona. Cette tribune est publiée dans le cadre de la dédicace parisienne de son ouvrage « La Corde lâche » prévue le lundi 27 juillet 2026 à Paris 7




