Les 25 et 26 Juillet 2026, le Nouveau Mouvement Populaire (NMP) a organisé à Douala son troisième congrès. L’assise a donné lieu à la naissance du Parlement Populaire Panafricaniste. Dans l’interview qu’il nous a accordée, le président national du NMP insiste sur la nécessité de transmettre l’histoire du Cameroun aux jeunes et leur assurer une formation politique digne de ce nom.
Votre parti est engagé dans une œuvre de transmission de l’histoire du Cameroun à la jeune génération. Qu’est-ce qui explique cette démarche ?
C’est la raison-d’ être d’une organisation politique qui est d’essence panafricaniste, nationaliste et universaliste. Mais qu’est-ce que la politique à la fin si on ne transmet rien aux nouvelles générations ? C’est le travail fondamental de la politique de partager l’histoire du pays avec les nouvelles générations, de les brancher sur la continuité historique de l’histoire du pays, de la mémoire du pays. Et de leur enseigner l’importance d‘aimer le Cameroun, d’aimer l’Afrique dans des dimensions très élevées. Y compris, on ne le souhaite pas, s’il faut y laisser sa vie. Il est aussi question de prendre le contre-pied d’une nouvelle mode qui a cours au Cameroun. A savoir insulter les héros nationaux. C’est-à-dire que des vauriens, des insignifiants, se lèvent un matin et attaquent des monuments qui ont légué à l’humanité un patrimoine de valeurs. Ce sont eux que ces gens se permettent d’appeler « bandits ». Il faut corriger tout cela et rétablir la vérité sur qui était Ernest Ouandié qui a été un de nos héros nationaux. Le Cameroun est un des rares pays au monde où on peut se lever et profaner la mémoire de ceux qui lui ont donné l’indépendance. Il faut que les jeunes aient des repères solides afin de remplir leur mission. Car comme le disait Frantz Fanon, chaque génération a sa mission qu’elle a le choix de trahir ou de remplir. Mais on ne peut pas trahir ou remplir une mission si on ne la connait pas. C’est aussi la marque distinctive du NMP. Il y a les partis et il y a le NMP.
La formation politique a existé au sein de certains partis par le passé. Des formations étaient données aux jeunes. Est-ce que vous vous inscrivez dans cette logique ?
Nous ne faisons que cela. Il est important de former les jeunes parce qu’il n’y a pas de formation politique dans notre pays. Ce n’est pas à l’université qu’on l’acquiert. On n’y apprend que les théories politiques. Si des organisations ne transmettent pas la connaissance, la pratique politique, la politique va mourir. Une des marques caractéristiques de notre époque, c’est la déchéance de la politique. Le politicien concentre en lui tout ce qu’il y a de mauvais. Mais ce n’est pas cela la politique. C’est parce que celle-ci a été rabaissée dans une certaine servitude que les peuples souffrent. La politique est la pratique la plus élevée d’une nation. Parce qu’il s’agit de conduire des hommes, de gérer des esprits. Quand il n’y a plus de tradition politique de ce nom dans un pays, ce pays va se perdre ! La politique, c n’est pas se lever un matin et dire : « je suis chef de tel parti, j’ai été élu, j’ai un mandat électoral ! Non, c’est plus sérieux que ça !




